Applicabilité du recueil des directives anticipées prévu par la loi Leonetti : enquête auprès de patients en médecine générale en Vendée et Loire-Atlantique.

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Résumé: 

Contexte : La loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie a modifié certains éléments relatifs aux DA : caractère contraignant non opposable, suppression de la durée de validité, conditions de conservation. Le médecin traitant a désormais le devoir d’informer ses patients de «la possibilité et des conditions de rédaction de directives anticipées. » (Article 8).  L’objectif de ce travail est de déterminer son rôle, selon les patients, concernant la circulation de l’information et la rédaction de DA.Méthode : cette étude est descriptive quantitative, sous forme d’un entretien dirigé avec comme trame directrice un questionnaire, auprès de patients consultant au cabinet de leur médecin généraliste. Dans un second temps, et afin de comparer les données pertinentes, une analyse en sous-groupe a été réalisée. Résultats : 101 entretiens directifs ont été réalisés. 16.8% des patients connaissent le concept des DA et 4% des patients les ont rédigées. La majorité des patients a déjà réfléchi à des souhaits relatifs à sa fin de vie (68.3%). 77.2% des patients interrogés estiment nécessaire d’être informé de l’existence des DA par son médecin traitant lorsqu’ils sont « en bonne santé », et 91.1% en cas de « maladie grave ». A l’issue de l’entretien, 40,6% des patients interrogés ont estimé vouloir rédiger des DA. Les patients sans antécédent notable ont été les plus intéressés par l’information sur les DA (83,1%).  Le mode d’information souhaité par les patients est une campagne médiatique (86%), la remise en mains propres d’une brochure commentée directement par le médecin traitant (75,8%), la proposition d’une consultation dédiée à ce sujet (50,5%) ou encore la mise à disposition de brochures en salle d’attente (22,2%). Ils ne sont toutefois que 5.1% à souhaiter que cette mise à disposition en salle d’attente soit la seule source d’information venant du médecin.Conclusion : les résultats de notre étude suggèrent que le médecin généraliste a une place essentielle, selon les patients, dans l’application de ce dispositif et que les patients attendent de lui qu’il soit à l’initiative d’une discussion sur la fin de vie et sur les DA. Il semble intéressant que les patients puissent être informés de l’existence de ce dispositif lorsqu’ils sont en « bonne santé ». Toutefois, les conditions d’exercice de la médecine générale ne permettent actuellement pas une information systématique active du médecin pour tous les patients, et il est donc important de cibler ceux intéressés et de repérer les situations qui sont propices pour aborder ce sujet.